Un live continu des activités du cerveau sur Internet.

Une équipe de chercheurs de l’université Wits à Johannesbourg, en Afrique du Sud, affirme avoir réussi pour la première fois à connecter un cerveau humain à Internet. Selon leur communiqué, repris par le site spécialisé Medical Press, le projet "Brainternet" cherche essentiellement à faire du cerveau "un élément de l’Internet des objets connectés au World Wide Web".

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Comment cela peut-il fonctionner ? Le projet Brainternet utilise l’électroencéphalographie pour récolter l’activité électrique du cerveau grâce à un appareil Emotiv EGG. Connecté à la tête du sujet, il envoie les informations récoltées à un Raspberry Pi qui diffuse les données à un programme informatique. Ce dernier, une forme d’interface codée par les chercheurs, renvoie les informations sur le site Brainternet.me où chacun peut voir les activités du cerveau de la personne portant le casque Emotiv GG de l’équipe de chercheurs.

Adam Pantanowitz, professeur à la Wits School of Electrical and Information Engineering et superviseur du projet réalisé par Jemma Chait et Danielle Winter, explique son fonctionnement : "Brainternet est un nouveau type d’interface cerveau machine. Il y a un manque d’information facilement compréhensible sur la manière dont le cerveau humain fonctionne et gère les informations. Brainternet cherche à simplifier la manière dont les personnes comprennent leur propre cerveau et celui des autres."

Danielle Winter

Vous suivez ? En deux mots, Brainternet est un live continu et open source du cerveau d’une personne qui offre une lisibité claire sur le fonctionnement du cerveau. Pour le moment, le site Brainternet.me n’est disponible qu’en interne à l’université de Wits. Mais demain ? Adam Pantanowitz affirme que ce n’est que le début des possibilités du projet. L’équipe de chercheurs travaille à rendre l’interface plus interactive, de sorte que les utilisateurs puissent produire un stimuli et voir la réponse sur l'interface.

"Brainternet peut être beaucoup amélioré afin de classifier les enregistrements grâce à une application sur smartphone qui donnera des informations. Dans le futur, il pourrait aussi y avoir aussi des informations transmises dans les deux directions : de l'ordinateur au cerveau ou du cerveau à l'ordinateur", explique Adam Pantanowitz. Est-ce à dire que nous pourrons envoyer les informations disponibles sur le Web vers notre cerveau ? C'est visiblement le but recherché par l'équipe d'Adam Pantanowitz.

Rappelons qu'ils ne sont évidemment pas les seuls à vouloir atteindre cette utopie technologique. Elon Musk vise un objectif similaire avec Neuralink, ou encore l'entrepreneur Bryan Johnson, avec Kernel.

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