Dans le futur, les partisans d'Hillary Clinton devront sans doute être mieux armés face aux pirates informatiques.

Après les vastes fuites d’e-mails de sa campagne électorale, Hillary Clinton est au cœur d’une nouvelle cyberattaque. Sauf que cette fois, l’assaut informatique vise une start-up qui essaie de devenir une sorte de réseau social pour les partisans de l’ancienne candidate du Parti démocrate.

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L’affaire a débuté dimanche 3 septembre au soir, quand Hillary Clinton a eu la mauvaise idée de tweeter son soutien à un nouveau site, assez peu connu. Nommé Verrit, celui-ci se veut être le "média des 65,8 millions" – soit le nombre de personnes ayant voté pour Hillary Clinton lors de l’élection présidentielle américaine.

Selon les mots du créateur du site, Peter Daou, interrogé par Recode, Verrit est une tentative de créer une sorte de hub pour les partisans de l’ex-première Dame des États-Unis. Le but est d’emmagasiner un maximum d’articles et d’informations "qu’on peut utiliser sur les réseaux sociaux à l’occasion de débats sur des problèmes clefs", explique-t-il.

Toujours selon Recode, Peter Daou refuse de s’exprimer quant à l’implication d’Hillary Clinton sur la création de son site, ou même sur un possible lien entre Verrit et Onward Together – l’association politiquée créée par les Clinton.

Un tweet, une attaque immédiate

Quoi qu’il en soit, quelques minutes après la publication du tweet de l’ancienne candidate, Verrit.com était devenu inaccessible pour les internautes. Le résultat d’une attaque "plutôt importante et sophistiquée", affirme Peter Daou. Il n’a pour le moment aucune idée de qui se cache derrière l’incident, même si l’on devine de farouches opposants à l’ancienne candidate.

Néanmoins, celui-ci affirme que le trafic engendré par le soutien affiché de Clinton – qui a généré près de 10 000 nouveaux followers sur le compte Twitter de Verrit – n’est pas à l’origine d’un plantage du site Web. Étant donné que le site a passé la nuit du dimanche 3 au lundi 4 août offline, il semble bel et bien qu’il s’agisse d’une attaque.

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