Dans le village de Bledington dans le centre de l’Angleterre, un test ADN a été mené sur 120 habitants. Verdict : aucun d’entre eux n’est à 100 % anglais, leur ADN indique même un héritage génétique dispersé dans 18 régions du monde.

Au nord-ouest d’Oxford, près des collines des Costworlds, se trouve le petit village de Bledington, ses quelques 500 habitants et ses rangées de maisons en pierre. À Bledington, on s’enorgueillit de vivre dans un lieu britannique typique, élu meilleur village du comté de Gloucestershire en 2004 pour son dynamisme, et dont l’histoire remonte au XIe siècle. Voilà pour le décor.

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Une partie de la population du village a accepté la proposition qui leur a été faite de procéder à des tests génétiques, rapporte The Independent. Les 120 participants y voyaient l’opportunité d’obtenir la confirmation de leur identité à 100 % anglaise. Alors que beaucoup d’entre eux se croyaient britannique "de souche", ils ont finalement découvert qu’ils étaient nombreux à être en réalité d’origine étrangère.  

Si certains ont appris qu’ils avaient des origines voisines – irlandaises, écossaises ou galloises –, d’autres se sont en revanche découvert un héritage génétique à 11 % scandinave et même à 7 % sud-asiatique, pour Kristen Turner. Cette habitante s’est dit ravie d’avoir des ancêtres venus d’Asie. "J’adore voyager... Ce serait génial de pouvoir identifier la partie exacte d’Asie du Sud dont mes ancêtres sont originaires. Je pourrais y aller", a-t-elle déclaré à The Independant.

Certains se sont découvert un héritage génétique à 11 % scandinave et même à 7 % sud-asiatique

Quelle exactitude ?

Au total, 18 régions géographiques ont été identifiées, et 23 % des participants ont des origines européennes. Si elles prêtent à sourire, ces conclusions, qui démontrent l'absurdité du raisonnement identitaire, fournissent des indications à prendre avec précaution. Les tests ADN utilisés pour déterminer l’origine ethnique permettent, en analysant la salive d’un individu, d’observer certains marqueurs génétiques retrouvés chez les habitants d’une région du monde, mais rarement d’un pays en particulier. Une marge d’erreur est donc toujours de rigueur. 

"Bien que la majorité des résidents se croyaient britanniques pur jus, ce fascinant exercice a révélé un incroyable héritage très diversifié", a réagi Russel James, porte-parole de l’entreprise Ancestry DNA qui a organisé les tests. À Bledington, le village qui se croyait 100 % anglais, c’est une toute nouvelle histoire qui va devoir être réinventée.

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