La bibliothèque de Newberry, à Chicago, demande un peu d'aide aux internautes pour traduire ses manuscrits de sorcellerie du XVIIe siècle sur sa plateforme collaborative.

Juillet. Temps : beau. Eau : chaude. Glace : bonne. Activité intellectuelle : inexistante.

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Ça suffit, il est grand temps de remettre sa matière grise au service de l’intérêt général. Par exemple, traduire des manuels de sorcellerie du XVIIe siècle, parce que oui, les sorcières aussi ont droit à la postérité.

La bibliothèque de Newberry, à Chicago, aux États-Unis, a mis en ligne quelques-uns des manuels de sorcellerie de sa collection – ne nous demandez pas comment ils sont arrivés là en dépit de siècles de persécution – et demande un peu d’aide aux internautes pour les traduire sur sa plateforme Transcribing Faith. Une sorte de Wikipédia de la magie où tout le monde peut, universitaires ou pas, contribuer à déchiffrer les pages du "Livre de charmes magiques" ou celles du "Livre de lieux communs" écrites en vieil anglais ou en latin.

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La plateforme en ligne transcribing faith.
Capture écran, TRANSCRIBING FAITH

Pour contribuer, il suffit de sélectionner une page, d’envoyer son bout de traduction à la bibliothèque qui le valide ou non avant de le publier sur le site, où toutes les participations sont centralisées et visibles par tous. Et apparemment, ça marche plutôt bien : selon la bibliothèque Newberry, 350 pages auraient déjà été traduites grâce à la plateforme.

On y apprend un tas de choses, notamment l’art de "parler avec les esprits, truquer un dé, ou guérir d’un mal de dent en acquérant la dent d’un cadavre". Bien plus instructif que tous les guides d'Inès de la fressange réunis.

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