Un petit tweet et puis s'en va. À peine annoncé, le projet d'une unité de cybersécurité commune entre les États-Unis et la Russie vient d'être annulé par Donald Trump.

Donald Trump avait annoncé la nouvelle dans sa série de tweets matinaux du dimanche 9 juillet : "Poutine et moi avons discuté de former une unité de cybersécurité impénétrable pour qu’un piratage des élections et tout un tas d’autres choses négatives puissent être évités."

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Le président américain a rencontré son homologue russe le 7 juillet en marge du sommet du G20 à Hambourg, en Allemagne. Et alors même que les soupçons d’ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle américaine pèsent toujours, Donald Trump avait visiblement décidé de faire équipe avec Vladimir Poutine.

Trump rétropédale

Mais il a rapidement changé d’avis. Dans la nuit de dimanche à lundi, le président américain a fait volte-face sur Twitter : "Le fait que le président Poutine et moi ayons discuté d’une unité de cybersécurité ne signifie pas que je pense que cela peut se faire. Je n’y crois pas – mais un cessez-le feu peut arriver".

"C’est comme coopérer avec Bachar al-Assad sur une ’unité armes chimiques'"

Il faut dire que l’annonce de cette potentielle unité de cybersécurité américano-russe avait fait bondir de nombreux spécialistes. Sur Twitter, le sénateur de Floride Marco Rubio, adversaire de Trump dans la course à la présidentielle de 2016, ironisait : "Être partenaire avec Poutine sur une unité de cybersécurité, c’est comme coopérer avec [le président syrien] Bachar al-Assad sur une ’unité armes chimiques’".

Et le fondateur du blog politique Think Progress Judd Legum résumait : "En d’autres termes, je recrute le gars qui vient de cambrioler ma maison pour installer un nouveau système de sécurité".

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