D’après le décret anti-immigration de Donald Trump, les grands-parents des Américains originaires d’Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen ne sont plus autorisés à obtenir de visas. Leurs petits-enfants réagissent sur Twitter.

Depuis l'entrée en application, vendredi 30 juin, du décret anti-immigration de Donald Trump dans sa nouvelle version approuvée par la Cour suprême, les grands-parents de citoyens américains originaires d’Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie ou Yémen sont interdits de visa aux États-Unis. Une mesure qui choque les binationaux américains, désormais empêchés d’accueillir leur famille sur le territoire.

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Sur Twitter, des dizaines d’Iraniens, mais aussi de Syriens d’origine américaine ont décidé de protester en postant des photographies de leurs grands-parents sous le hashtag #GrandparentsNotTerrorists.

"Elle a élevé ma mère, mais en vertu du ‘muslim ban’, elle n’est plus considérée comme étant de notre ‘famille proche’", indique par exemple @AdrienneMahsa. Cette jeune Américaine d’origine iranienne pointe l’une des absurdités de la nouvelle réglementation qui exige désormais des ressortissants des six pays concernés par le décret anti-immigration de justifier de la présence sur le sol américain d'un membre proche de leur famille.

Or, par "parent proche", l’administration américaine entend le mari, l’épouse, l’enfant, le gendre, la belle-fille, le frère ou la sœur. Elle l’a fait préciser dans un mémo transmis jeudi à ces ambassades. En revanche, les grands-parents, les petits-enfants de même que les oncles, tantes, nièces, neveux, cousins, beaux-frères ou belles-sœurs et fiancés n'entrent pas dans cette catégorie autorisée à obtenir de visas.

Plus d’un million d’Iraniens aux États-Unis

Malgré les frictions historiques entre Téhéran et Washington, les échanges familiaux entre Iraniens et Américains restent très nombreux. Les États-Unis comptant la communauté iranienne la plus nombreuse hors d’Iran, une population d’environ 1,5 million de personnes, d’après le Groupe des études iraniennes du MIT (Massachussetts Institute of Technology). Près de la moitié de ces Américano-Iraniens vit en Californie, dont une forte communauté à Los Angeles, ce qui lui vaut le surnom de "Tehrangeles".

Les autorités iraniennes ont également réagi après la publication des restrictions appliquées aux grands-parents dans le décret anti-immigration. "Les États-Unis interdisent désormais aux grands-mères de voir leurs petits-enfants, dans une démonstration vraiment honteuse d'hostilité aveugle envers tous les Iraniens", a ainsi tweeté le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

En signe de solidarité, d’autres Américains ont joint leurs photos de famille à celle des grands-mères iraniennes de Twitter. "Si vos grands-parents sont de potentiels terroristes alors les miens le sont également", peut-on lire parmi les messages de soutien.

– Article publié initialement sur le site de France 24.

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