Alors que des sénateurs de l’Ohio souhaitent faire passer une nouvelle loi sur la criminalisation de l’avortement, des activistes aux costumes tout droits sortis de la série "Handmaid’s Tale" expriment leur désaccord aux États-Unis.

Les handmaids, imaginées par la romancière Margaret Atwood dans "La Servante écarlate" depuis adapté en série par Hulu, se promènent désormais pour de vrai aux États-Unis. Et cette fois, il ne s’agit pas d’une campagne de promotion organisée par la plateforme à l’approche des nominations des Emmy Awards.

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Lors d’une audition au siège du Congrès de l’Ohio, une douzaine de femmes vêtues de longues capes rouges et de coiffes blanches ont fait irruption. En silence, elles venaient protester contre la proposition de loi 145 faite par deux sénateurs républicains qui souhaitent "criminaliser l’avortement par démembrement", un terme utilisé par les anti-IVG pour qualifier la technique d’avortement chirurgical par dilatation et évacuation – une méthode fréquemment pratiquée entre la 13e et la 24e semaine de grossesse aux États-Unis.

Alors que plusieurs États ont déjà voté des restrictions au droit à l'avortement, suivant la politique menée par Donald Trump, ces activistes multiplient les manifestations en Ohio, au Texas ou dans le Missouri, rapporte l’Associated Press.

Dans la nouvelle dystopique "The Handmaid’s Tale" de 1985, Margaret Atwood décrit un monde dans lequel les femmes ont perdu leur statut de citoyenne comme leur droit à disposer de leur corps. Les "servantes", en rouge et blanc, ne sont plus que des objets de reproduction, obligées de mettre au monde des enfants pour repeupler la nation. D’où le parallèle choisi par ces activistes.

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