Dimanche 11 juin, la police thaïlandaise a perquisitionné une "ferme à clics" localisée à la frontière avec le Cambodge. Trois hommes de nationalité chinoise alimentaient les taux d’engagement et de pages vues sur le réseau social chinois WeChat.

Courez petits iPhone, retrouvez votre liberté. Après des mois passés en "captivité" dans une "ferme à clics" thaïlandaise, 457 iPhone 5s, 5C et 4S vont pouvoir revoir la lumière du jour. Ils étaient utilisés par trois ressortissants chinois chargés de gonfler les chiffres de bot commerciaux sur WeChat, un des plus grands réseaux social chinois.

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Gonfler les chiffres

Arrêtés par la police thaïlandaise dimanche soir, les trois "fermiers" ont expliqué avoir été embauchés par une entreprise chinoise – dont le nom est resté secret – pour alimenter en likes, commentaires, partages et pages vues des comptes à visée commerciale. Le principe est simple : à chaque clic simulé, les revenus publicitaires augmentent pour le site, ou la page frauduleux. Le tout pour un généreux salaire de 150 000 baht par mois, environ 4 000 euros, pour les trois hommes derrière les clics.

Les policiers ont aussi découvert plus de 347 000 cartes SIM non enregistrées par les autorités. Ce sont les forfaits téléphoniques peu chers de la Thaïlande qui auraient poussé les hommes de la ferme à s’installer dans le pays, l’entreprise chinoise mandataire s’étant occupé de fournir les iPhone.

Les trois hommes arrêtés risquent aujourd'hui jusqu’à 5 ans de prison pour travail sans permis. Aucune nouvelle en revanche du sort réservé aux petits iPhone libérés. 

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