Alors que le Texas prévoit de revenir sur une loi en faveur des transgenres décidée par Obama, Mark Zuckerberg et une dizaine d’autres géants de la tech ont adressé une lettre au gouverneur pour le dissuader de prendre une décision discriminatoire.

La "guerre des toilettes" n’est pas encore terminée aux États-Unis.

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Le 27 mai, Mark Zuckerberg de Facebook, Sundar Pichai de Google, Jeff Wilke d’Amazon, Tim Cook d’Apple et une dizaine d’autres patrons des poids lourds de la tech mondiale ont adressé une lettre au gouvernement du Texas Greg Abbott, comme l’a révélé The Dallas Morning News. Dans ce texte, les signataires font pression sur l’homme politique pour qu’il renonce à faire passer une loi discriminatoire contre les transgenres.

"En tant qu’employeurs dans cet État, nous sommes gravement concernés par une législation de ce type qui ternirait profondément la réputation du Texas, un État ouvert et accueillant pour les entreprises et les familles", écrivent les leaders de la tech. "La discrimination n’est pas une chose juste et elle n’a pas sa place au Texas comme n’importe où ailleurs dans notre pays. Notre perspective est enracinée dans nos valeurs et notre engagement depuis toujours pour la diversité et l’inclusion."

Trump défie Obama

Cette lettre fait suite au vote de la chambre des représentants du Texas, le 22 mai, en faveur d’une loi obligeant les étudiants transgenres à utiliser les toilettes qui correspondent au sexe indiqué sur leur certificat de naissance. Si la loi est approuvée par le Sénat, c’est ensuite le bureau du gouverneur du Texas Greg Abbott qui aura le dernier mot.

Il y a un peu plus d’un an, l’administration Obama avait pourtant fait adopter une circulaire nationale obligeant les écoles des États-Unis à autoriser l'utilisation par les élèves transgenres de toilettes correspondant à l'identité sexuelle de leur choix. Mais le 22 janvier dernier, au surlendemain de son investiture à la présidence du pays, Donald Trump avait supprimé cette mesure anti-discrimination, laissant aux États fédéraux le champ libre pour procéder comme bon leur semble.

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