Al Gore continue son combat pour la planète avec le docu "Une suite qui dérange". Mashable FR a rencontré l’ancien vice-président des États-Unis au Festival de Cannes, l’occasion de parler de l’élection de Donald Trump et des innovations d’Elon Musk.

En 1992, Al Gore publiait son livre "Earth in balance", premier acte médiatique de son combat pour la planète. 25 ans plus tard, l’ancien vice-président des États-Unis, aussi prix Nobel de la paix, continue de sensibiliser les citoyens comme les décideurs au danger du réchauffement climatique.

VOIR AUSSI : Pour Al Gore, l’élection d’Emmanuel Macron est "porteuse d’espoir" pour le climat

Le documentaire "Une suite qui dérange : le temps de l’action" sortira le 26 septembre 2017 en France, mais il a déjà été présenté en séance spéciale au Festival de Cannes. Les réalisateurs Jon Shenk et Bonni Cohen ont suivi Al Gore pendant deux ans de la signature de l’accord de Paris en 2015 à l’élection de Donald Trump, pour un documentaire percutant qui incite à l’activisme.

L’élection de Trump ? Un revers parmi tant d’autres

Al Gore n’avait clairement pas prévu que le combat pour l’environnement serait aussi long et dur. Mais il en est convaincu aujourd'hui : nous sommes plus proche que jamais du point de bascule vers la révolution énergétique. Et même l’élection de Donald Trump, climatosceptique notoire, à la tête de la plus grande puissance mondiale, n’a pas réussi à lui faire perdre espoir. "C’est impossible de nier la dévastation de l’élection de Donald Trump (…) mais ce n’est qu’un revers parmi tant d’autres que le mouvement a subi et un seul homme ne peut défaire toutes les avancées qui se produisent dans le monde", assurent les réalisateurs à Mashable FR.

"J'admire ce que fait Elon Musk"

Parmi ceux sur qui Al Gore peut compter pour faire avancer le mouvement, il y a Elon Musk. D’ailleurs lors de la COP21, l’ancien vice-président n’a pas hésité à faire appel au milliardaire visionnaire américain et son cousin Lyndon Rive pour les convaincre de donner les plans des nouveaux panneaux solaires économiques de SolarCity au gouvernement indien. "J’admire ce que fait Elon Musk. Il a surpris le monde avec le succès de Tesla. Et maintenant il construit une Gigafactory au Nevada pour faire baisser le coût des batteries, et il prévoit déjà d’en construire quatre autres", détaille avec enthousiasme Al Gore.

Et quid de l’idée d’Elon Musk de quitter la Terre pour s’installer sur la Lune ou sur Mars ? Si Al Gore se dit "très intéressé par l’exploration de l’espace", il trouve stupide de penser qu’on n’a pas besoin de prendre soin de notre planète puisqu’on l’abandonnera un jour pour vivre ailleurs : "C’est ici notre maison. Et vivre dans des immeubles et des hôtels hermétiquement fermés sur une autre planète, ce n’est pas vraiment une alternative attirante."

– Interview : Louise Wessbecher / Montage : Lhadi Messaouden.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.