La fondation Lindbergh lance un nouveau programme dans les réserves d'animaux du sud de l'Afrique. Des drones intelligents partent à la chasse aux braconniers pour sauver les éléphants et les rhinocéros.

Comment lutter contre le braconnage endémique dans les réserves animalières ? Des drones intelligents pourraient protéger les rhinocéros et les éléphants d’Afrique en repérant puis en ciblant les braconniers.    

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Un rhinocéros est tué toutes les 9 à 11 heures en Afrique et un éléphant est tué par un braconnier toutes les 15 minutes. Ces chiffres, ce sont ceux de la fondation Lindbergh, à l’origine de ce nouveau programme d’utilisation de drones pour lutter contre le braconnage. Le 17 mai, ils se sont associés à l’entreprise Neurala, spécialisée dans l’apprentissage profond des machines (le deep learning), pour déployer des drones équipés d'une intelligence artificielle sur les territoires du sud de l'Afrique ciblés par les braconniers.

Neurala

Concrètement, Neurala a fourni des programmes d’intelligence artificielle destinée aux drones de Lindbergh. Ceux-ci sont capables d’identifier les éléphants, les rhinocéros, les braconniers et leurs véhicules et distinguer ces différents acteurs. Leur système leur permet, de nuit comme de jour, de repérer les intrus potentiels dans les réserves et d’alerter les gardes forestiers en temps réel. Plutôt badass, non ? "C’est un exemple formidable de la manière dont l’intelligence artificielle est capable d’être utilisée pour une bonne cause", affirme Max Versace, CEO de Neurala, dans un communiqué.

Ce nouveau programme de défense des animaux fait partie d’un plus vaste plan de lutte contre le braconnage institué par la fondation Lindbergh. Leur projet, nommé "Air Sheperd", vise en effet au déploiement de drones et de petits avions légers dans l’ensemble des réserves du sud de l’Afrique. En travaillant avec les autorités locales et les rangers en charge des réserves, ils espèrent faire baisser drastiquement le nombre d’animaux tués dans les années à venir. Sur le site officiel de la mission, la fondation Lindbergh affirme : "Avec plus de 6 000 heures de vol et plus de 4 000 missions dans trois pays différents, nous avons démontré notre capacité à mettre un terme au braconnage."

Au début du mois de mai, Paul Allen, cofondateur de Microsoft, annonçait également un ambitieux projet pour lutter contre le braconnage des éléphants en utilisant le Big Data. Les initiatives se multiplient, et c'est tant mieux.

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