On avait déjà réussi à produire du sang en laboratoire. Mais jamais autant que ces chercheurs de l’université de Bristol. De quoi résoudre peut-être en partie la pénurie mondiale de sang ?

Les chercheurs de l’université de Bristol, en collaboration avec le système de santé publique britannique (NHS) pour le sang et la transplantation, ne sont pas les premiers à avoir réussi à fabriquer du sang artificiel en laboratoire. Mais leur découverte, publiée dans la revue Nature le 14 mars, laisse à penser qu’on pourrait bientôt en produire en grande quantité.

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Plutôt que de faire évoluer des cellules souches en globules rouges (qui transportent l'oxygène dans le sang), cette équipe de scientifiques a développé une nouvelle technique "fiable et reproductible" : créer des globules rouges prématurés – à partir de cellules souches adultes – qui peuvent ensuite être cultivés indéfiniment, de quoi permettre une production à grande échelle encore jamais atteinte.

Des globules rouges de culture

"Globalement, il y a un besoin pour une production alternative de globules rouges. Les globules rouges de culture ont plus d’avantages que le don du sang, parmi lesquels la réduction du risque de transmission de maladies infectieuses", explique le docteur en biochimie Jan Frayne sur le site de l’université de Bristol.

Si cette technique, qui doit encore être testée lors d’essais cliniques, est reproduite à grande échelle, elle pourrait participer à la lutte contre la pénurie mondiale de sang. Si le sang artificiel ne pourra jamais être fabriqué suffisamment en masse pour répondre à la demande des hôpitaux du monde entier, il pourrait néanmoins par exemple pallier le manque de dons dans les groupes sanguins rares.

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