À l'école, dans les hôpitaux et dans les prisons, il deviendra illégal au Portugal de ne pas proposer une option végétalienne. Une avancée majeure dont on espère qu'elle inspirera la France.

Une option végétalienne dans toutes les cantines publiques au Portugal : voici qui devrait ravir les non-carnivores, sans cesse obligés de se bricoler un repas à partir des seuls accompagnements mis à leur disposition.

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Fraîchement approuvée (le 3 mars dernier), cette nouvelle loi oblige les cantines des écoles, universités, hôpitaux, prisons et autres structures étatiques à proposer un repas préparé sans produits d'origine animale. Elles ont six mois pour se conformer à cette législation.

À l'origine, une pétition

C'est à la faveur d'une pétition lancée par l'association végétarienne portugaise qui a rassemblé au moins 15 000 signatures que la réflexion a été soumise à l'ordre du jour du Parlement, au début de l'année 2016. "C'est la première fois qu'une loi mentionne spécifiquement le végétarisme", se réjouit le porte-parole Nuno Alvim, dans les colonnes du journal britannique Metro.

Surtout, ce type de mesure ne s'adresse pas qu'aux végétaliens. En "favorisant la diversité des habitudes alimentaires", cette loi "encouragera davantage de pesonnes à envisager le menu végétalien", poursuit-il. Car manger de la viande demeure un réflexe normatif, dans bon nombre de cultures qui envisagent la viande comme source principale de protéine. Or, faut-il le rappeler, on trouve également des protéines dans les céréales (comme le blé, le boulgour, le riz sauvage, le quinoa...) ou encore les légumineuses (comme les fèves, les lentilles, les pois cassés, le tofu...).

Sur le long terme, on sait que les retombées sont aussi intéressantes pour les citoyens que pour l'environnement. À quand la même mesure en France ?

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