Pour réduire son nuage de pollution, la capitale chinoise prévoit de remplacer progressivement dès cette année ses 70 000 taxis par des véhicules électriques.

Apparemment, les habitants de Pékin en ont marre de s’étouffer dans le nuage de pollution qui flotte au-dessus de leurs têtes de façon permanente.

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La capitale chinoise s’apprête à remplacer ses 70 000 taxis à essence par des véhicules électriques, rapporte le journal chinois National Business Daily.

Le coût du projet pour les opérateurs de taxis est estimé à 9 milliards de yuan, soit environ 1,2 milliards d’euros. Il devrait débuter cette année.

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LINTAO ZHANG, GETTY IMAGES

Si les véhicules électriques coûtent environ deux fois plus à l'achat que les taxis à essence, leur empreinte carbone est aussi considérablement plus faible que celle des voitures classiques. 

Pékin et ses provinces alentours souffrent d’une pollution chronique, en partie due aux industries lourdes du nord de la mégalopole. En début d’année, la capitale chinoise avait annulé des dizaines de vols dans ses aéroports et suspendu son trafic de bus à cause d’un épais nuage de pollution – et au passage, lancé une "alerte rouge pollution".

Selon une étude de 2015, la pollution de l’air tuerait près de 4 000 personnes chaque jour en Chine.

Urgent : recherche bornes de rechargement

Si les nouveaux véhicules électriques résoudraient en partie les problèmes de pollution de la ville, ils apporteraient aussi avec eux leur lot d’ennuis. Quand, en 2014, Pékin avait ajouté quelques 200 taxis électriques sur ses routes, les conducteurs s’étaient vite plaints de queues interminables – jusqu’à six heures – aux bornes de rechargements. "Il y a déjà 200 taxis électriques dans les rues du district de Tongzhou à Pékin, mais seulement une centaine roulent, les autres attendent de se charger", a expliqué un conducteur de taxi au journal Caixin.

– Adapté par Chloé Rochereuil. Retrouvez la version originale sur Mashable

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