Lors de fouilles réalisées dans un cimetière réservé à des victimes de la peste, des archéologues ont fait une trouvaille qu'ils ne parviennent encore à expliquer : deux squelettes masculins du XVe siècle se tenant par la main.

Auraient-ils emporté leur secret dans la tombe ? Les squelettes de deux hommes se tenant par la main, visiblement âgés d'une quarantaine d'années, ont été découverts par une équipe du Museum Of London Archaeology (MOLA), rapporte The Guardian.

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Cette trouvaille a été faite à Londres, dans l'ancien cimetière de Smithfield, ouvert en 1348 suite à une virulente épidémie de peste bubonique qui décima la moitié de la population londonienne. 25 autres squelettes trouvés dans le même temps ont fait l'objet de tests ADN et révèlent une exposition à la Yersinia pestis, la bactérie responsable de la peste.

Les ossements des deux hommes ont été retrouvés dans une petite fosse circulaire où une double tombe avait été creusée. Leurs crânes étaient tournés du même côté, tandis que la main droite de l'un serrait la main gauche de l'autre. À ce stade des recherches, la position dans laquelle ils ont été déterrés suscite encore de nombreuses théories. Si l'on ne devait en retenir qu'une, ce serait celle émise par Sam Pfizenmaier, l'archéologue en charge de l'équipe du MOLA : "Une interprétation possible est qu'ils étaient liés d'une certaine manière, par le sang ou le mariage par exemple", a-t-il déclaré au Guardian

Rien ne permet toutefois pour l'instant de valider cette hypothèse. Sam Pfizenmaier a ajouté qu'aucune de trace de cercueils ou de linceuls n'a été trouvée près des deux hommes. Il est donc possible que leurs mains se soient retrouvées l'une dans l'autre de manière accidentelle. Espérons que la science confirme que cette touchante découverte n'est pas seulement due au hasard. 

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