Un militaire a ouvert le feu sur un homme au Carrousel du Louvre, vendredi vers 9h45. L’appli d’alerte du gouvernement, SAIP, n’a pas envoyé de notification, comme cela avait déjà été le cas lors de l’attaque de Nice.

Le 14 juillet 2016, l’application SAIP du gouvernement avait mis 3 heures à alerter ses utilisateurs du danger sur la promenade des Anglais. Quelques jours plus tard, le journal Le Monde écrivait : "La défaillance de l’application chargée d’alerter la population en cas d’attentat s’explique par une succession de précipitations, de mauvaise communication et de malchance." Le ministère de l’Intérieur avait assuré au journal qu’un "plan d’action" avait été demandé "dans un délai très bref" pour éviter que l’incident se répète.

VOIR AUSSI : On sait pourquoi l'appli "alerte attentat" a été aussi lente à Nice le 14 juillet

Mais ce vendredi 3 février 2017, l’histoire s’est répétée. Alors qu'un militaire venait d'ouvrir le feu sur un individu armé, l’application n’a pas prévenu ses utilisateurs par un push alors même que le compte Twitter du ministère de l’Intérieur évoquait un "événement grave de sécurité publique".

Sur Twitter, de nombreux utilisateurs ont fait part de leur étonnement face à ce nouveau bug.

Comme le résument nos confrères de Numerama, "on peut, incident après incident, questionner l’intérêt et l’efficacité de cette application", dont le prix avait été évalué à quelque 400 000 euros. Ils ajoutent à juste titre que "si l’alerte n’est déclenchée que lorsque l’attaque est terminée, alors elle ne sert à rien".

Mashable FR a contacté le ministère de l'Intérieur pour obtenir davantage d’informations. 

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.