Les quatre candidats arrivés en tête de la primaire de la gauche ont pris la parole après l’annonce des résultats. Retrouvez en vidéo les discours de Hamon, Valls, Montebourg et Peillon.

Benoît Hamon, arrivé en tête au premier tour de la primaire de la gauche a salué dimanche 22 janvier "un message clair d'espoir et de renouveau". "Il s'agit maintenant d'amplifier la mobilisation qui s'est opérée lors de ce premier tour, de lui donner davantage de force", a-t-il ajouté, après avoir remercié "très sincèrement" Arnaud Montebourg de son soutien.

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L’ancien ministre de l’Education nationale s’est dit "très heureux" à la perspective de "poursuivre le débat avec Manuel Valls". Ce sera "son projet de société contre mon projet de société", a t-il dit.

"Une nouvelle campagne commence ce soir", a de son côté déclaré Manuel Valls, arrivé derrière Benoît Hamon. L’ancien Premier ministre estime qu’"un choix très clair se présente désormais : le choix entre la défaite assurée et la victoire possible, entre des promesses irréalisables et une gauche qui assume les responsabilités du pays".

Arnaud Montebourg, qui avait déjà été le troisième homme de la primaire de la gauche en 2011, a rapidement concédé sa défaite dimanche soir avant d’inviter ses partisans à voter pour Benoît Hamon au second tour. "Dimanche prochain, je voterai Benoît Hamon et vous invite à faire de même", a-t-il dit, en souhaitant "le rassemblement des gauches" face à la droite de François Fillon et à l'extrême droite de Marine Le Pen. L’ancien ministre du Redressement productif n’a pas manqué d’égratigner Manuel Valls dans son allocution. "Avec Benoît Hamon, nous avons combattu ensemble dans le gouvernement les politiques social-libérales aujourd'hui désavouées par les électeurs de la primaire", a-t-il déclaré.

Vincent Peillon, jadis qualifié de "Docteur Vincent et Monsieur Peillon" par Pierre Moscovici pour avoir souvent changé de camp au sein du parti socialiste, n’a donné aucune consigne de vote pour le second tour de la primaire de la gauche. L’ancien ministre a, en revanche, appelé les électeurs à "amplifier encore leur vote" dimanche 29 janvier. "Je souhaite que le rassemblement que j'ai mis au coeur de ma campagne soit le plus fort possible", a-t-il insisté, "de telle sorte qu'il permettre de battre la droite de revanche et de dureté sociale".

- Avec AFP et Reuters

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