Un rapport publié le mercredi 18 janvier confirme que de nombreuses agences fédérales américaines enquêtent sur une possible ingérence de la Russie lors de l'élection présidentielle.

Depuis plusieurs mois, six agences fédérales de justice et de renseignement américaines cherchent à savoir si des membres du gouvernement russe ont financé des hackers dans le but de décrédibiliser la candidate démocrate Hillary Clinton durant la campagne présidentielle.

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Selon un article publié mercredi 18 janvier par McClatchy DC, ces organismes – à savoir la CIA, la NSA, le FBI, le département de la Justice, celui du Trésor, ainsi que des officiels sous les ordres du directeur du renseignement national – ont démarré leur enquête "au printemps dernier." Les investigations ont donc commencé bien avant qu’un espion britannique ne fournisse des informations au FBI

Les investigations ont commencé avant qu’un espion ne fournisse des informations au FBI

Ces nouvelles révélations prouvent que les États-Unis avaient d’autres raisons d’enquêter sur une possible ingérence de la Russie lors de son processus électoral. L’objectif des enquêteurs est maintenant de déterminer si des officiels du Kremlin ont mis en place un système de financement en liquide – direct ou indirect – de hackers russes-américains.

Le gouvernement des États-Unis a d’ores et déjà accusé la Russie d’avoir orchestré des attaques informatiques à l’encontre de membres du Parti Démocrate. Des piratages qui ont entraîné la divulgation de nombreuses informations et la polémique sur la messagerie privée d’Hilary Clinton.

Si de nouvelles preuves permettent d'affirmer que la Russie n'a pas seulement organisé des hacks, mais bien payé pour ces derniers, cela conforterait l’idée selon laquelle le gouvernement russe a bien aidé à faire élire Donald Trump. Durant toute sa course à la Maison Blanche, Donald Trump aura d'ailleurs largement martelé son admiration pour le chef d'État russe. Mais le 45e président des États-Unis persiste : "Je n’ai rien avoir avec la Russie."

– Adapté par Lhadi Messaouden. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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