Une entreprise américaine a dévoilé les plans d'un gratte-ciel capable de débarrasser l'air de toutes les matières polluantes.

Les gratte-ciels n’ont jamais fait l’unanimité. Du One World Trade Center (à New York) au 30 St Mary Axe (à Londres) également surnommé "Le cornichon" en passant par notre parisienne tour Montparnasse, ces édifices ont été critiquées en raison de leur apparence disgracieuse. Mais le projet de building dévoilé par Arconic, lui, devrait mettre tout le monde d’accord.

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L’entreprise américaine a présenté un projet de gratte-ciel d’environ 4,8 kilomètres de haut. En plus de bénéficier d’une taille monstrueuse et de balcons rétractables, cette tour a des vertus écologiques.

Pour comprendre cette spécificité, il faut se pencher du côté des matériaux qui la composent. En effet, ces derniers sont en mesure d’absorber les matières présentes dans l’atmosphère. En d’autres mots, ce bâtiment purifie l'air des matières polluantes en suspension.

La pollution devient "de la peau morte"

Pour accomplir cette tâche, la tour s’appuie sur une couche de revêtement surnommée "EcoClean". En son sein, on trouve du dioxyde de titane. Au contact de rayons UV, cette matière dégage de l’énergie ; c'est de celle-ci que sont ensuite chargés l’oxygène et les molécules d’eau. Ces éléments aspirent alors les autres matières organiques proches de la tour avant de les déposer sur sa surface. Cette couche de pollution s’apparente à de la peau morte qu'il suffit de retirer.

"'EcoClean' offre une esthétique agréable et une meilleure stabilisation. Elle offre aussi des avantages environnementaux en réduisant la pollution avoisinante", détaille Sherri McCleary, une responsable scientifique d’Arconic, à Business Insider.

En développement depuis 2011, cette technologie vient enfin de prendre forme. L'entreprise américaine compte bien désormais populariser son invention en la rendant accessible aux professionnels de l’habitation. "Nous sommes en train d’optimiser les matériaux qui peuvent être imprimés en 3D. Nous voulons offrir davantage d’options aux designers et aux architectes", conclut Sherri McCleary.

Si "EcoClean" ne se démocratise pas, il reste toujours le foulard WAIR pour nous protéger de la pollution.

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