La vitesse de la fonte de la banquise de l'Arctique est "tout à fait inhabituelle" pour la période de l'année.

Le constat est alarmant. Même en prenant en compte l'accélération du changement climatique en Arctique, la fonte des glaciers et de la banquise est anormalement en avance sur la date prévue.

Au nord du Groenland, des fissures ont été constatées dans les glaces. De toute évidence, celles-ci sont "tout à fait inhabituelles" pour la période de l'année, a confirmé à Mashable Mark Serreze, le directeur du "National Snow et Ice Data Center" de Boulder (Colorado).

Pour le spécialiste, les fissures "sont la preuve que la couche de glace est beaucoup plus fine que d'ordinaire".

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De façon générale, l'Arctique connaît un réchauffement climatique deux fois plus élevé qu'ailleurs dans le monde. Ce phénomène s'explique principalement par l'effet combiné de la fonte des glaces et de la capacité des fonds marins à absorber plus de chaleur. 

Amorcées l'hiver dernier, les vagues de chaleur que connaît la planète se sont poursuivies au printemps. L'Arctique a particulièrement subi ces vagues arrivant de part et d'autres du globe, comme le montre cette modélisation animée : 

Les données indiquent que la fonte des glaces a commencé un mois plus tôt dans l'année que la moyenne. Aussi, à moins que des conditions météorologiques exceptionnelles rattrapent cet écart, tout porte à croire que le niveau de la mer atteindra un minimum record en septembre 2016.

Pour l'heure, la glace fond à un rythme encore plus rapide que le record enregistré en 2012.

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NSIDC

– Adapté par Émilie Laystary. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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