Nous sommes fiers de vous présenter MashableFR, la déclinaison francophone de Mashable.

Mashable est précédé d’une solide réputation acquise aux États-Unis auprès des "millenials", la génération portée sur les fonts baptismaux sous l'ère de la révolution numérique.

Lecteurs francophones, vous l’avez enfin sous vos yeux, et nous pensons qu’il était grand temps !

Déjà, comment doit-on le prononcer ?

"Mashabeul", avec, s’il vous plaît, l’accent tonique porté sur la première syllabe.

Mais toutes les autres, plus "françaises", sont également acceptées.

Et ça veut dire quoi, au fait ?

Vous pourrez interroger tous les dictionnaires en ligne, les plus éminents linguistes, vous ferez chou blanc.

Voici une proposition, parmi d’autres (nous attendons d’ailleurs les vôtres) : c’est quelque chose qui intègre différents ingrédients, que l’on écrase, que l’on associe pour en faire une délicieuse purée, onctueuse et – on l’espère – goûteuse. C’est une proposition comme une autre. Mais une métaphore culinaire qui nous convient bien à nous Français.

Mashable, oui, mais avec France 24 cela donne MashableFR

Un partenariat inédit, audacieux même, entre un acteur majeur de la presse en ligne aux États-Unis et un média français de service public dévoué au rayonnement de la culture française, de l’esprit français

Déjà, entre nous, un premier point commun : nous sommes deux médias jeunes.

Créé par Pete Cashmore, sous forme d’un simple blog technologique en 2005 (en Écosse), Mashable rassemble une audience de 45 millions de visiteurs unique mensuels et a lancé des versions alternatives (jusqu’aujourd’hui toutes en anglais) au Royaume Uni, en Australie, en Inde et en Asie. Mashable s’impose parmi les grands noms de la presse américaine et propose une gamme d’information complète politique, internationale, économique mais avec le prisme de la génération connectée. C’est à dire des usages mobiles et en réseau. 

France 24, lancé un an après, en 2006 à l’initiative du président Jacques Chirac, s’est donné pour mission d’ouvrir au monde une fenêtre sur la France, et à la France une fenêtre sur le monde. Aujourd’hui c’est 50 millions de téléspectateurs hebdomadaires, 16,3 millions de visites, 36,5 millions de videos vues (moyenne mensuelle) sur les environnements numériques. Une communauté de 13,2 millions d’abonnés sur Facebook et de 8 millions sur Twitter.

Deux médias jeunes, donc, résolument tournés vers l’innovation journalistique, dont l’ambition commune est de proposer des contenus de qualité dans de nouveaux formats qui à la fois informent, distraient et inspirent.

Quelle est notre promesse ?

Informer, inspirer, divertir. Nous pensons que faire cela ensemble, c’est non seulement possible mais indispensable.

Mashable s’adresse en effet en premier lieu à la génération connectée, mais aussi à tous ceux qui pensent comme elle au lieu de ratiociner sur sa prétendue immaturité.

Nous pensons que cette génération venue au monde avec la révolution numérique est pleine de promesses.

Comme toutes celles qui l’ont précédée elle rêve d’un monde meilleur et n’a que faire des avertissements de ses ainés, surtout lorsqu’ils sont dictés par ses propres désillusions. 

Plutôt que d’attendre qu’elle s’adapte aux vieux usages, nous estimons que c’est aux journalistes d’aller vers elle en lui proposant une offre nouvelle. Exigeante et séduisante.

Nous constatons que les Internets, les sites, les réseaux sociaux, les applications mobiles sont les moyens privilégiés par de cette génération pour se distraire, se cultiver et s’informer. Tout cela avec comme point d'arrivée l'écran d'un téléphone qui sert de moins en moins à... téléphoner.

Et pourtant on dit cette génération fâchée avec l’information. Elle se disperserait dans le superficiel, aurait perdu toute capacité de recul et d’attention. Mauvais diagnostic. Ayant adopté très tôt les codes du numérique, ses extraordinaires possibilités d’autonomie et d’ouverture au monde, elle est juste fatiguée d’un certain ronron journalistique et, disons-le, un peu paternaliste et sentencieux.

Tout au contraire, les "Y", les "Z" sont affamés d’informations

Notre pari est qu'elle s'interesse à une information de qualité.

• Encore faut-il tordre le cou à quelques mythes qui collent à la peau d’un certain journalisme.

Le "mort kilométrique", par exemple. Ce présupposé éculé et pourtant enseigné par des générations de folliculaires pour lesquels l’appétit et l’attention du lecteur, du spectateur, de l’auditeur envers une information serait proportionnel au ratio entre le nombre de morts et la distance qui les sépare du lieu ou se déroulent les faits. Mille morts à un kilomètre, cela fait 1 000. Mais à 10 000 kilomètres, cela ne fait plus que 0,1.

Ce paradigme éculé, la génération connectée n’en a que faire. Son cœur et son esprit ont aboli frontières et distances.

• En innovant ensuite dans les formes du récit. Ce que les anglo-saxons appellent le storytelling. Raconter des histoires, c’est la meilleure manière d’exprimer son talent. De captiver et d’enrichir. Mettre sa patte, son originalité dans la manière dont on raconte une histoire est la meilleure façon de nouer un lien entre nous journalistes et le public.

Mashable, et tous ceux qui le consultent quotidiennement considèrent que l’on peut être cultivé, s’exprimer dans une grammaire et avec une syntaxe correcte et en même temps utiliser toutes les ressources de la communication numérique. Une photo, une vidéo, un tweet, et même, pourquoi pas, une émoticône peuvent faciliter la transmission et la compréhension d’une information.

• Sur Mashable FR, grâce aux équipes de journalistes de France 24 présentes dans le monde entier (pas seulement lorsque les crises éclatent) vous trouverez l’essentiel de l’information qui agite le monde, par spasmes ou en profondeur avec des reportages exclusifs. Mais aussi des traductions d’articles venant des autres versions de Mashable et des contenus originaux intéressant un public francophone produits par une équipe de jeunes et talentueux journalistes.

Mashable est un média culturel

Parmi vous, ceux qui connaissent déjà Mashable savent qu'il donne, dès l'origine, une place de choix aux nouveautés technologiques, y compris, quand il le faut, pour en discuter de l'utilité ou pointer les dangers pour nos libertés, ou simplement dire la manière d'en tirer le meilleur parti.

Mais Mashable n'est pas que cela. C'est aussi un média culturel.

Et la culture est partout ! Elle est d’abord un facteur de plaisir et d’enrichissement. Mais elle parle aussi de politique, des désirs du monde, satisfaits ou refreinés. C’est pourquoi nous parlerons de culture. Et pas seulement de la contre-culture YouTube, des jeux vidéos ou de certaines séries télé. Mais aussi des livres, des films, du théâtre, des musiques. Et nous parlerons des gens qui la font parce que nous pensons qu’il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un monde désincarné.

Nous avons par dessus tout une peur : celle de nous ennuyer et par la même occasion de vous ennuyer.

Chaque génération a besoin d’être inspirée, accompagnée par des medias dont elle fait ses emblèmes.

Étant le plus agé dans cette aventure, je peux dire, à la manière de Georges Perec : "Je me souviens de Pilote, de Libération, de Vanity Fair."

Mashable aspire à devenir l’un des medias emblématiques des "millenials", de la génération connectée, ou "Y" et bientôt "Z", peu importe comment on la nomme. Et bien sûr de tous ceux qui pensent comme elle.

Enfin, nous ne voulons prendre de lecteurs à personne, mais en conquérir de nouveaux, et leur donner aussitôt envie d’aller voir ailleurs et toujours plus loin. Car nous ne pouvons nous résigner à l’impuissance face à ce "divorce" entre les jeunes et l’information qui abandonnerait des millions de citoyens laissés pour compte sur le bord de la route.

Cela, pour nous, c’est au sens noble du terme, une mission de service (et d’intérêt) public.

Cet article a été édité le 9 mars 2016 à 11H30