Voici un petit nouveau à ajouter dans le lexique des comportements qu’on a sur les réseaux sociaux.

Orbiting is the new ghosting.

Si la pratique du ghosting, une "technique de rupture" qui consiste à rompre toute communication du jour au lendemain, est entrée dans le langage courant depuis un moment, on risque bientôt de parler tout autant de "l’orbiting".

VOIR AUSSI : Les filles viennent d'Instagram, les garçons de Facebook

En fait, vous savez d’ailleurs certainement déjà en quoi cela consiste, mais c’est juste qu’on n’avait pas encore trouvé de nom pour décrire ce phénomène. Jusqu’à ce que l’auteure Anna Iovine qualifie d’orbiting ce concept, dans un article sur la drague à l’heure des réseaux sociaux publié sur le blog Man Repeller :

"J’ai daté un mec il y a quelques mois. On s’est rencontrés sur Tinder, normal, et après notre premier rencard, on s’est ajoutés sur Facebook, Snapchat et Instagram. Après notre second rencard, il a arrêté de répondre à mes textos. J’ai vite compris que c’était fini, mais les jours suivants, j’ai remarqué qu’il regardait chacune de mes stories Instagram et Snapchat – et qu’il était souvent parmi les premiers à le faire."

 Voilà, l’orbiting c’est ça : lorsque quelqu’un ignore vos appels, vos textos et autres messages mais regarde vos stories Instagram, vous retweete sur Twitter ou like vos photos sur Facebook. Et cela ne s’applique pas qu’aux relations sentimentales.

Interrogée par The Independent, la psychologue Madeleine Mason évoque également l’orbiting en amitié : "Certaines personnes ont l’idée tordue que l’amitié peut être basée uniquement sur des likes sans avoir à entretenir de vraies relations", un peu comme une "forme fainéante d’interaction" pour vous garder malgré tout dans leur orbite.

Mais qu’est-ce qui motive l’orbiting ? Difficile de le savoir, même si Anna Iovine avance trois possibilités : une obligation sociale, comme lorsque vous restez amis sur Facebook avec votre cousin que vous ne voyez qu’une seule fois dans l’année à Noël ; de l’ignorance : en fait, la personne ne sait peut-être même pas que vous voyez qu’elle regarde vos stories ; ou la fameuse "peur de manquer quelque chose", ou FOMO pour "fear of missing out" en anglais.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.