Une enquête d'opinion aux questions très douteuses, que Facebook a immédiatement qualifié "d'erreur".

C'est la dernière grosse bourde du réseau social aux 2,13 milliards d'abonnés actifs : dimanche 4 février, Facebook a proposé à certains de ses utilisateurs anglais un sondage dont plusieurs questions étaient pour le moins douteuses, comme le rapporte The Guardian. Destinée à améliorer le site, l'étude met un nouveau coup à son image, déjà ternie par de multiples affaires en ce début d'année

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"Dans un monde idéal où vous pourriez décider des règles imposées sur Facebook, comment jugeriez-vous le cas suivant : un message privé dans lequel un homme adulte demande à une fille de 14 ans des photos à caractère sexuel", questionne Facebook. Comme choix de réponses, il est proposé : "ce contenu devrait être autorisé sur Facebook, et ça ne me dérangerait pas de le voir", "ce contenu devrait être autorisé sur Facebook, mais je ne souhaite pas le voir", "ce contenu ne devrait pas être autorisé sur Facebook, et personne ne devrait le voir" ou enfin "je n'ai pas de préférence à ce sujet". 

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Jonathan Haynes/The Guardian

Dans la question suivante, le réseau social demande à l'utilisateur son avis sur l'entité qui devrait établir les règles à suivre dans ce genre de situation. Sont alors proposés : "Facebook", "Facebook et des experts externes", "Des experts externes", "Les utilisateurs de Facebook par un vote" ou "Sans opinion".

Un questionnaire choquant, qui n'a pas manqué de faire réagir les internautes dont Jonathan Haynes, le journaliste du Guardian, qui a notamment twitté "Facebook est tellement déconnecté du monde réel". 

La membre du Parlement anglais Yvette Cooper a également dit du sondage qu'il était "stupide et irresponsable" : "C'est non seulement contraire à la loi, mais aussi inacceptable, et cela constitue un abus et une exploitation effroyable des enfants. Je ne peux pas imaginer que les dirigeants de Facebook souhaitent cela sur leur plateforme, mais ils ne devraient pas non plus proposer ce genre de sondage, suggérant qu'ils pourraient le tolérer ou faire entendre aux utilisateurs de Facebook que cela pourrait être un jour acceptable", a-t-elle expliqué à The Guardian.

Guy Rosen, le vice-président produit de Facebook a expliqué sur Twitter que ce sondage était "une erreur", et qu'il est bien évident que "ce genre d'activité est et restera totalement inacceptable sur Facebook". Depuis, le questionnaire a été retiré du réseau social.

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