Un panel de jeunes victimes de harcèlement sur Facebook, Twitter, YouTube ou encore Snapchat s'est exprimé à propos des insécurités ressenties sur ces réseaux sociaux.

Depuis la fin de l'année dernière, Facebook fait face à de nombreuses accusations blâmant le réseau social pour les dangers qu'il présenterait, surtout envers son plus jeune public. Avant les promesses de changement de Mark Zuckerberg, une étude a été réalisée entre mars et août 2017 par YoungMinds et The Children’s Society. Ses conclusions sont alarmantes quand à l'impact de réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, YouTube et Snapchat sur la santé mentale des jeunes.

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1 089 individus âgés de 11 à 25 ans ont participé aux recherches en décrivant précisémment leur relation avec ces plateformes. Au total, 83 % des interrogés pensent que les réseaux sociaux devraient davantage traquer le cyber-harcèlement qui sévit sur leurs plateformes, puisque 47 % d'entre eux ont déjà subi ce genre de pratiques. 

46 % des jeunes filles ont une mauvaise opinion d'elles-mêmes à cause des réseaux sociaux

Le harcèlement sur Internet peut prendre différentes formes. Parmi les sondés, 20 % ont déjà été humiliés à cause de la divulgation non consentie d'une information privée, 47 % ont été exclus d'une conversation ou d'une activité en ligne et 30 % ont accusé réception de messages non désirés, après avoir demandé à l'envoyeur d'arrêter. Des pratiques dangereuses, surtout quand on sait que l'âge moyen d'ouverture d'un compte est très souvent situé en dessous de 13 ans, malgré les recommandations des réseaux sociaux. 

Les conséquences de ces actes ont également été recensées par l'étude : 38 % des interrogés avouent avoir une mauvaise opinion d'eux-mêmes à cause des réseaux sociaux, et ce nombre grimpe à 46 % du côté des jeunes filles uniquement. Des résultats pas vraiment étonnants quand on connaît le poids du sexisme ordinaire qui pèse sur les femmes, en ligne ou bien dans la réalité

"Il est crucial que les réseaux sociaux soient des lieux sûrs pour les jeunes, dans lesquels ils peuvent se sentir bien. Nous avons besoin de plateformes crééant des contenus appropriés pour les jeunes utilisateurs, mais aussi que les parents et les professeurs expliquent aux plus jeunes comment se comporter en ligne, et comment réagir face à un contenu inadapté", explique Sarah Brennan, directrice générale de YoungMinds. "Surtout, cette étude montre que les réseaux sociaux doivent prendre des mesures pour endiguer le cyber-harcèlement et promouvoir la santé mentale sur leurs plateformes."

Contacté par The Guardian, Snapchat s'est exprimé au sujet de ces recherches, précisant que "les équipes de sécurité de l'application travaillent sans répit pour traiter les signalements et agir lorsqu'il y a violation". De son côté, Facebook a rappelé que "un outil anti-harcèlement avait été justement mis en place pour favoriser les expériences positives sur la plateforme".

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