Rob Goldman, le directeur de la publicité de Facebook a publié plusieurs tweets dans lesquels il essayait de minimiser le rôle de la plateforme dans le cadre de l'interférence russe lors de la campagne présidentielle américaine 2016.

Alors qu'on pensait que Facebook commençait à aller un peu mieux après deux années catastrophiques, son directeur de la publicité Rob Goldman a remis une pièce dans la machine.

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Ce 17 février, quelques heures après la publication de l'acte d'accusation de Robert Mueller dévoilant l'inculpation de treize citoyens russes dans le cadre de l'interférence de l'élection présidentielle américaine 2016, Rob Goldman a publié une série de tweets dans laquelle il explique penser que l'on cache la vérité aux Américains à propos du rôle de Facebook dans cette histoire.

Selon lui, "la majorité des dépenses russes en publicité a eu lieu après l'élection", et si cette information a été partagée, il assure qu'elle n'a pas été beaucoup relayée parce qu'elle ne colle pas avec l'histoire qu'ont construite les médias depuis plusieurs mois à propos de Trump et de l'élection. Il écrit également que le but principal des Russes n’était pas d’influencer l’élection, puisque les dépenses publicitaires ont eu lieu après, mais qu'il s'agissait principalement d'une tentative de désinformation et de division des Américains.

Et devinez qui a beaucoup aimé cette série de tweets ? Eh bien Donald Trump lui-même.

126 millions d'utilisateurs touchés par cette propagande

Pourtant, plusieurs choses sont à dire à propos de cette série de tweets. Tout d’abord, note Quartz, de nombreuses publicités ont été achetées avant l’élection. "L’acte d’accusation montre que les propagandistes russes dépensaient des milliers de dollars chaque mois en pubs Facebook à partir d’au moins mi-2015."

Ensuite, continue Recode, Goldman oublie de dire que ces propagandistes russes ont aussi publié des milliers de posts sur Facebook et Twitter, sans que ce soit des pubs : "Facebook a indiqué que les publicités achetées par des sources russes avaient touché dix millions d’utilisateurs. Mais la totalité des posts provenant de comptes russes – dont des posts qui n’étaient pas des pubs et qui ont été publiés gratuitement – ont touché 126 millions d’utilisateurs."

Enfin, conclut Quartz, ce n’est pas parce que le but principal des Russes n’était pas d’influencer le résultat de l’élection qu’affecter l’élection ne faisait pas partie du plan. "La campagne devait affaiblir Hillary Clinton et le système politique américain. Le fait que Trump l’ait emporté était, il semble, un bonus."

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