La dernière version de Snapchat ne plaît pas à beaucoup de monde, mais le PDG de Snap Inc., Evan Spiegel, tente de la défendre.

Vous détestez la nouvelle version de Snapchat ? Vous n'êtes pas seuls. Mais au fond, ça ne compte pas puisque le PDG de Snap Inc., Evan Spiegel, vient de confirmer que les haters ne l'inquiétaient pas vraiment.

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Lors d'une conférence à San Francisco, jeudi 15 février, le PDG de Snap Inc. a reconnu qu'il "va falloir du temps pour les gens s'adaptent", mais il assure qu'il est très content de leur réaction à la nouvelle version – même quand elles sont négatives.

"Nous sommes enthousiastes par rapport à ce que nous voyons jusque-là"

"Nous sommes enthousiastes par rapport à ce que nous voyons jusque-là. Le mieux, c'est que certaines des remarques que l'on voit renforcent la philosophie derrière la nouvelle version. Par exemple, une des remarques que l'on a reçues était 'Aww... J'avais l'impression que cette célébrité était mon amie, et maintenant, j'ai l'impression que ce n'est plus le cas'. Et pour nous, c'est exactement ça. Ce ne sont pas vos amis. Donc pour nous, même ces frustrations que l'on voit valident ces changements."

Entre d'autres termes : les avis négatifs sont une fonctionnalité, pas un bug.

Un million de signatures contre la nouvelle version

Les commentaires de Spiegel arrivent au moment où le backlash contre Snapchat continue de grossir. Une pétition – dont on vous parlait ici – pour que l'entreprise fasse marche arrière a recueilli un million de signatures, et l'application a reçu près de 200 000 notes à une étoile dans l'App Store depuis deux semaines.

Evan Spiegel a également donné un peu de contexte sur la philosophie qui explique ce design. Le but était de marquer une distinction plus claire entre les fonctionnalités de communication privée de Snapchat, et les aspects plus publics. "Nous étions frustrés par le fait que les deux côtés se ressemblaient. Ils étaient tous les deux composés d'une liste de vos amis. Ce n'était pas très logique parce que les gens n'étaient pas concentrés sur leur façon de communiquer, mais sur la relation qu'ils entretenaient avec leurs amis. Nous avions le sentiment que les stories et la communication devraient être centrées autour de cette relation, pas autour du type de média."

Malheureusement pour Evan Spiegel, la plupart des utilisateurs de Snapchat se fichent de ses considérations philosophiques. Ils veulent juste que les gens regardent leurs stories à nouveau.

– Adapté par Grégor Brandy. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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