Une organisation controversée accuse des centaines d'employés de Twitter de lire les messages privés des utilisateurs, ce dont l'entreprise se défend.

Twitter fait face depuis plusieurs heures à des accusations de la droite américaine, via le Project Veritas, l’organisation controversée créée par James O’Keefe. Dans une vidéo publiée sur YouTube, Project Veritas assure que les employés de Twitter surveillent les données privées des utilisateurs, dont leurs messages privés, explique TechCrunch.

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Mais Twitter n’est pas tout à fait d’accord avec ce qu’avance l’organisation de James O’Keefe. Contactée par BuzzFeed, l’entreprise américaine, assure ne pas "lire les messages privés de façon proactive". En clair, "un nombre limité d’employés" de Twitter (l’ingénieur de Twitter interrogé sans le savoir par Project Veritas avançait un chiffre de 300 à 400 personnes) peuvent bien lire vos DMs si et seulement si les conditions sont réunies.

En clair, explique un ancien cadre de Twitter à BuzzFeed, les affirmations faites dans la vidéo de Project Veritas "sont techniquement vraies à un certain point, mais exagérées par des idiots grisés". Selon lui, le groupe d’ingénieurs ayant accès à ces données est "assez petit", et ne peut y avoir accès qu’en "réponse à un signalement (par exemple 'X me harcèle via DM')".

C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que Twitter doit réagir aux publications de Project Veritas. TechCrunch rappelle que le 9 janvier, l’organisation avait posté une vidéo dans laquelle on peut voir un employé qui semble dire que Twitter peut fournir les données de Donald Trump au département de la Justice, dont des tweets supprimés et des messages privés. Twitter avait ensuite réagi en indiquant que cette personne ne parlait pas au nom de Twitter, et que l’entreprise ne répondait "qu’aux demandes valides, et ne partage pas les informations de ses utilisateurs avec les autorités sans qu’elles en aient fait la demande auparavant".

Project Veritas a été sous les feux des projecteurs il y a quelques semaines, quand il a essayé de piéger le Washington Post en lui faisant publier de fausses révélations sur Roy Moore, dans le but de discréditer le journal américain. Le Washington Post – qui était à l’origine des accusations contre l’ancien juge d’agressions sexuelles sur des adolescentes il y a plusieurs décennies – avait retourné le piège contre la jeune femme qui l’avait approché et James O’Keefe et publié un long article détaillant la tentative de l’organisation.

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