Google délivrera désormais aux internautes proches de zones sinistrées des informations spécifiques, comme des numéros d’urgence ou des flash info spéciaux, dans ses résultats de recherche et sur l’application Google Maps.

Après Person Finder, outil disponible depuis 2010 pour localiser des proches après un sinistre, Google continue d’élargir son offre de fonctionnalités pensées pour les situations de crise. Dans un communiqué publié ce mardi, le géant d’Internet a dévoilé SOS Alerts, un dispositif d'information déployé ponctuellement dans une zone touchée par une catastrophe naturelle ou une "crise provoquée par l'homme", un terme qui laisserait entendre qu'une attaque terroriste pourrait justifie l'activation du dispositif.

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SOS Alerts, qui se présente sous la forme d'un indicateur spécifique sur Google Maps, renseignera ainsi sur les lieux à éviter, les routes fermées ou encore les endroits aménagés en refuge grâce aux cartes mises à jour en temps réel. Parallèlement, dans les résultats du moteur de recherche classique, des informations liées au sinistre et utiles aux personnes présentes sur place seront mises en avant, notammement sous la forme d'alertes.

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Plus l'utilisateur sera localisé près de la zone sinistrée, plus les informations seront nombreuses et détaillées. Ainsi, les internautes proches de l’épicentre d’un séisme, par exemple, verront apparaître dans leurs résultats de recherche des liens vers les déclarations et consignes des forces de l'ordre, des tweets publiés par les premiers secours, des numéros d’urgence ou encore des traductions de phrases utiles aux touristes qui ne parlent pas la langue locale. 

Quant aux internautes qui ne seraient pas directement présent dans la zone touchée et qui souhaiteraient tout de même se tenir informés, SOS Alerts pourra être activé manuellement sur les applications Google. "Des recherches sur les termes concernés, comme la description du drame ou sa localisation, généreront une 'alerte SOS' qui fournira un panorama de la situation, en plus d’autres fonctionnalités comme le versement de dons", explique Google.

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Le séisme qui a frappé le centre de l'Italie, en août 2016.
Filippo Monteforte, AFP

Tout comme Facebook, qui lançait en juin dernier son Disaster Maps, Google a lui aussi travaillé en collaboration avec plusieurs associations et organismes fédéraux, dont la Croix-Rouge et l’Agence fédérale des situations d’urgence (FEMA)."Radios et télévisions étaient les seuls canaux à fournir une information rapide en cas d’urgence, mais Internet et les téléphones portables jouent un rôle de plus en plus important", explique ainsi Robert Glenn, directeur de la FEMA.

Google affirme que la gestion de SOS Alerts se fera en interne, coordonnée par une équipe spéciale

On pense aussi forcément au Safety Check de la firme de Mark Zuckerberg, un système de "signalement personnel" visant à informer nos proches que nous sommes en sécurité malgré notre présence sur les lieux d'une crise. Peu après son lancement, la fonctionnalité, activée par Facebook de manière aléatoire, avait suscité une vague de critiques. Le réseau social avait alors fini par confier son activitation aux internautes eux-mêmes, se déchargeant ainsi d'un rôle d'arbitre avec lequel il reste encore aujourd'hui peu à l'aise. Pas de quoi arrêter Google, qui affirme que la gestion de SOS Alertes se fera en interne, coordonnée par une équipe spéciale, et ne sera donc pas automatisée.

Pour l’heure, le déploiement de ce disposif se limite à douze pays, dont le Japon, les États-Unis, les Philippines ou encore l’Australie. L'Europe, elle, n'est pas encore concernée. 

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