La Commission européenne affirme que Facebook a fourni des informations inexactes lors de l’enquête sur le rachat de WhatsApp. Elle a décidé de sanctionner le réseau social à hauteur de 122 millions de dollars.

La facture risque d’être salée pour Facebook. La Commission européenne a infligé au réseau social de Mark Zuckerberg une amende de 122 millions de dollars (110 millions d’euros) pour avoir fourni des informations manquantes et erronées durant l’enquête de l’Union européenne sur son rachat de l’application mobile WhatsApp, acquise en février 2014 pour 19 milliards de dollars.

VOIR AUSSI : Facebook ferme Oculus Story Studio, sa talentueuse cellule de création de contenu en VR

Dans un communiqué de presse diffusé ce jeudi 18 mai, la Commission affirme que Facebook a trompé les régulateurs de l’Union européenne en affirmant que la société "ne serait pas en mesurer d’associer automatiquement et de manière fiable les comptes d’utilisateurs des deux sociétés", c’est-à-dire Facebook et WhatsApp, indique la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager.

La France a prononcé mardi 16 mai une sanction de 150 000 euros à l’encontre de la filiale européenne du réseau social

Concrètement, cela signifie que Facebook avait affirmé que le réseau social ne pouvait techniquement pas fusionner les comptes de ses utilisateurs entre ces deux plateformes. Or, la Commission a constaté que "la possibilité technique de mettre en correspondance les identités des utilisateurs de Facebook et de WhatsApp existait déjà cette année-là [en 2014] et que les employés de Facebook étaient au courant de cette possibilité".

Cette décision n’aura pas d’impact sur l’autorisation de rachat de WhatsApp, donnée en 2014 par la Commission européenne. Mais elle "envoie un signal fort aux entreprises, montrant qu'elles doivent respecter tous les aspects du règlement de l'UE sur les concentrations, y compris l'obligation de fournir des informations exactes. Et elle impose à Facebook une amende proportionnée et dissuasive", affirme le communiqué.

L’Allemagne a ordonné à Facebook d’arrêter de collecter les données d’utilisateurs sur WhatsApp en septembre 2016, tandis que la France a prononcé mardi 16 mai une sanction de 150 000 euros à l’encontre de la filiale européenne du réseau social, pour ne pas avoir protégé les données des utilisateurs contre une utilisation publicitaire.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.