En même temps, même si c'est le cas, on ne sera plus là pour le savoir.

Ce n’est visiblement pas parce qu’une personne s'est éteinte qu’on doit tout lui pardonner. Ou du moins faire semblant de lui pardonner, vous savez, au moins durant les premiers jours suivant sa mort. Par exemple, une partie de la famille de Kathleen Dehmlow, une femme récemment décédée à l’âge de 80 ans, est encore bien décidée, elle, à régler ses comptes ici-bas, où que soit Kathleen à présent.

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Gina et Jay ont donc choisi de laver leur linge sale dans la rubrique nécrologique de la Gazette de Redwood Falls, le journal local d’une petite ville du Minnesota, aux États-Unis. Le texte, qui retrace la vie de Kathleen Dehmlow de façon succincte et quelque peu cynique, fut publié en début de semaine à la fois dans le quotidien papier et sur son site Web affilié. Toutefois, il n’était plus visible en ligne mardi.

"En 1962, elle tomba enceinte du frère de son mari, Lyle Dehmlow, et partit vivre en Californie. Elle abandonna ses enfants, Gina et Jay, qui furent élevés par ses propres parents, M. et Mme Joseph Schunk, à Clements. Elle est décédée le 31 mai 2018 à Springfield et doit maintenant affronter son jugement. Elle ne manquera pas à Gina et Jay, qui estiment que ce monde est un bien meilleur endroit sans elle."

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Certains lecteurs ont fait savoir sur la page Facebook de la Gazette qu'ils trouvaient choquant le fait que le journal ait accepté de publier une telle nécrologie. 

Réponse du quotidien : "La plupart des employés de la Gazette, y compris son rédacteur en chef, ont protesté contre cette nécrologie. Ils n'ont pas été écoutés."

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