Le groupe IAM donnait deux concerts à Paris vendredi 24 et samedi 25 novembre pour la tournée des 20 ans de "L’École du micro d’argent". Mais parmi les spectateurs, tout le monde n’avait pas que ça à faire de les écouter rapper.

En tout, près de 40 000 personnes sont venues applaudir IAM à l’AccorHotels Arena de Paris ce week-end. Mais il aura fallu que je m’asseye juste derrière le gars le moins intéressé du monde.

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Ça faisait plus de huit mois que j’avais acheté ces trois places de concert et dépensé plus de 200 euros pour aller voir Akhenaton, Shurik’n et les autres chanter "Petit Frère" et "Je danse le Mia", 20 ans après avoir dansé dessus avec mon frère et ma sœur dans notre chambre d’ados.

Et si clairement tout le monde ou presque était à peu près dans le même état d’excitation que moi samedi soir à Bercy pendant les 2 h 15 d’un show parfait à l’image de la carrière d’un groupe quasi trentenaire, le jeune homme devant moi n’a pas tout à fait vécu la même soirée.

Il a passé l'essentiel du concert à jouer des parties d’un genre de casse-briques nouvelle génération sur son smartphone.

Ah oui, et pendant qu'Akhenaton rappait "La Face B", il a fait une petite sieste, la tête calée dans le col de sa doudoune.

À un moment, il s’est levé et j’ai cru qu’enfin il s’était laissé happer par l’énergie du concert. Mais non, c’était juste pour quitter l’AccorHotels Arena. Bien avant qu’IAM n’attaque son chef d’œuvre final "Demain c’est loin".

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