Dans une série de tweets postée mercredi sur son compte personnel, le fondateur de WikiLeaks, toujours refugié à l'ambassade d'Équateur de Londres, est apparu très énervé de ne pas avoir obtenu son petit macaron bleu sur Twitter.

On aurait tendance à se dire que Julian Assange se fiche comme de l’an quarante de son e-réputation, trop occupé à tenter de nous éclairer sur la manière dont est gouverné ce monde, à lutter pour la reconnaissance internationale du statut de lanceur d’alerte, et à défendre la liberté d’expression. Mais comme nous tous, Julian a ses petites lubies, celles dont on sait qu’elles ne devraient pas nous tracasser à ce point. Vous savez, comme ce BluRay que vous avez prêté à un pote il y maintenant plus d’un an et qu’il ne vous a jamais rendu. Parfois, vous y pensez d’un coup, et ça vous énerve, ça vous éneeeeerve.

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En ce moment, ce qui semble agacer le fondateur de WikiLeaks, c’est de ne pas avoir le fameux petit macaron bleu qu’arborent certains comptes sur Twitter, signifiant qu’ils sont certifiés (autrement dit, que leur authenticité a été vérifiée par les équipes de Twitter). Autrefois réservé aux célébrités ou aux "gros comptes", il peut désormais être réclamé par un plus large panel d’utilisateurs, qui en auront fait la demande à Twitter via un formulaire. Mais Julian Assange réunit de toute façon les deux anciens critères : il est un personnage public, et il dispose d'un gros compte. 

La certification peut désormais être réclamée par un plus large panel d’utilisateurs

Sur l’une des pages de son centre d’assistance, Twitter précise maintenant approuver "les types de comptes gérés par des utilisateurs dans les domaines de la musique, du spectacle, de la mode, du gouvernement, de la politique, de la religion, du journalisme, des médias, du sport, des affaires et d'autres centres d'intérêt clés." En partant probablement du principe qu’elle aboutirait forcément, c’est donc exactement la procédure qu’a suivie Julian Assange, qui s’est mis à tweeter plus ou moins régulièrement depuis le mois de février et dont le compte est aujourd’hui suivi par quelques 113 000 followers.

Mais la réponse qu’il a obtenue mercredi de la part de Twitter n’était pas du tout celle qu’il attendait. Pas DU TOUT. Au point de s'en plaindre directement à Jack Dorsey, le patron de Twitter.

Sérieusement, il semblait plutôt furax. 

"Twitter fonctionne sur un système de classes binaire où les plus puissants sont représentés par cet insigne bleu. Je suis content de faire partie des pitoyables." N'exagère pas Julian, les millions de comptes non-certifiés n'appartiennent pas forcément à des gens "pitoyables".

Difficile de savoir pour le moment pourquoi Twitter, qui a d'abord fait le choix de ne pas certifier de son propre chef le compte du fondateur (les équipes de Twitter n'ont pas pu manquer ses premiers pas en tant qu'utilisateur actif...), n'a pas accepté cette demande. D'autant qu'Assange rentre dans la liste des critères exigés par le réseau social, et que les comptes de WikiLeaks et de WikiLeaks Task Force sont, eux, certifiés. Mashable a contacté la plateforme pour obtenir plus d'informations. 

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