Le célébre documentariste américain était de passage dans le "Late Show" de Stephen Colbert sur CBS. Il s'en est évidemment pris à l'administration Trump et a présenté son prochain documentaire, "Fahrenheit 11/9".

Michael Moore ne fait pas partie des grands fans de Donald Trump. Le documentariste américain doit sortir en fin d'année un film sur l'ère Trump, "Fahrenheit 11/9", référence évidente à son documentaire à succès "Fahrenheit 9/11" (2004), et 9 novembre 2016, lendemain de l'élection de Donald Trump. Michael Moore a l'ambition de raconter comment les États-Unis en sont arrivés là... et comment ils vont s'en sortir.

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Invité du "Late Show" de Stephen Colbert, jeudi 28 juin sur CBS, il a annoncé une date de sortie, le 21 septembre 2018, et amené un premier trailer que voici :

Dans la dernière scène, on voit Michael Moore se rendre dans la résidence de Donald Trump en Floride, Mar-A-Lago, et demander à rencontrer le président américain. Cette "scène absurde (...) fait écho à son premier documentaire sorti en 1989, 'Roger et Moi', qui a fait sa renommée", rappelle le Huffington Post. Quand Stephen Colbert lui demande s'il a été "courtois", quand on lui a demandé de quitter la villa, il répond : "Je suis aussi courtois qu'un scout catholique membre d'une chorale, quand il est confronté au diable." C'est dit.

Michael Moore a ensuite estimé que les démocrates devaient "arrêter d'être courtois", car ceci serait "acceptable" si l'on parlait simplement de "divergences politiques", ce qui n'est plus le cas. Visiblement ému, il s'est ensuite emporté sur le sort des enfants séparés de leurs parents après leur traversée la frontière, et a expliqué se demander quand les gens vont se "lever de leur canapé" et se "soulever" contre tout ça : "Trump ne va pas partir. Il veut être réélu. Il adore le terme de président à vie. La seule façon de mettre un terme à tout ça, c'est de risquer nos vies. Il va falloir le faire. Quand je vois ces enfants à Brownsville, je ne les vois pas comme les enfants d'autres personnes, je les vois comme les miens. [...] Je sais que les gens vont finir par se soulever. Qu'est-ce que vous feriez, vous dans le public, s'ils vous prenaient votre enfant ? Comment réagiriez-vous ? C'est à cette question que l'on doit commencer à répondre. [...] Je continue à faire tout ça parce que je pense qu'il nous reste une chance. Mais je ne veux plus vivre sur de faux espoirs.

Et de pousuivre : "La majorité des Américains est très progressiste sur la plupart des sujets. Ils pensent que les femmes devraient être payées autant que les hommes, que le changement climatique est une réalité, que les gens ne devraient pas être envoyés en prison pour avoir fumé du cannabis... Nous, les démocrates, avons remporté l'élection, le vote populaire, dans six des sept dernières élections présidentielles. Le pays dans lequel nous vivons ne veut pas des républicains à la Maison Blanche. Nous sommes la majorité ! Débarrassons-nous du collège électoral."

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