Les Jeux olympiques d’hiver arrivent à grand pas. Et pour les skieurs et les snowboarders de l’équipe des États-Unis, cela veut dire toujours plus d’entraînement sur les pistes mais aussi en réalité virtuelle.

Cela fait deux ans que le centre d’entraînement national des skieurs basé dans l’Utah utilise la plateforme d’entraînement en VR Strivr, créée à Menlo Park, pour préparer ses athlètes à des compétitions telles que la Coupe du monde ou les Jeux olympiques.

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Là où la réalité virtuelle est la plus profitable pour les futurs champions, d’après le directeur technique de Strivr Brian Meek, c’est pour la répétition. Les skieurs et les snowboarders n’ont souvent qu’un seul passage pour tester la piste, quelques jours seulement avant le début de la compétition.

Grâce à la vidéo à 360, les athlètes peuvent s’entraîner, depuis chez eux, sur le parcours qu’ils descendront le jour J autant de fois qu’ils le souhaitent.

Troy Taylor, directeur de la haute performance de l’équipe américaine actuellement en Europe pour la finale de la Coupe du monde avant de disputer les JO de Pyeongchang, assure que l’utilisation de la réalité virtuelle est courante chez ses athlètes. "Certains des membres de l’équipe de ski alpin s’en servent fréquemment avant leurs compétitions", a-t-il confirmé par mail à Mashable.

Si Troy Taylor soutient que l’entraînement en VR à des résultats positifis, les détails restent confidentiels. "Nous ne voulons pas que nos adversaires connaissent tous nos secrets."

Certains sportifs auraient amélioré leur temps de réaction de 20 %

La plateforme Stivr de son côté, qui travaillent également avec la NFL (ligue de football américain), la NHL (ligue de hockey sur glace) et la NBA (ligue de basket-ball), assurent que certains sportifs ont amélioré leur temps de réaction de 20 % après s’être entraînés avec leur technologie.

Brian Meek estime que les skieurs répètent leur course en VR en moyenne neuf à dix fois avant la vraie compétition. Il en a même vus qui portaient encore leur casque de réalité virtuelle sur la tête dans la télécabine qui les emmenait à la porte de départ, pour visualiser la course jusqu'au dernier moment.

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La réalité virtuelle permet également aux coachs d’ajouter un degré de contrôle sur l’entraînement des skieurs qu’ils n’auraient pas autrement. Ils peuvent ainsi préparer leurs poulains à des obstacles inattendus en ajoutant à la vidéo de la pluie ou du brouillard par exemple.

Les casques utilisés par l’équipe de ski et de snowboard des États-Unis (des Oculus Rift à la maison, des Samsung Gear VR en déplacement) sont capables d’enregistrer les mouvements de tête des sportifs, pour que les entraîneurs puissent voir où ils regardent et vérifier qu’ils se concentrent sur les bonnes choses.

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U.S. SKI AND SNOWBOARD

Enfin, l’utilisation de la réalité virtuelle intervient aussi dans la rééducation. Les skieurs blessés ne peuvent souvent pas s’entraîner sur les pistes, mais Brian Meek explique qu’ils ont désormais la réalité virtuelle pour rester dans l'état d'esprit de la compétition, et garder leurs muscles affutés.

Pour le directeur technique Troy Taylor, l’entraînement en VR ne remplacera jamais l’entraînement sur piste, mais il restera sans doute un élément important de la préparation de l’équipe des États-Unis.

"La VR aide nos athlètes à visualiser les courses qu’ils vont faire dans un environnement virtuel, qui permet de les familiariser avant les différentes pistes qu’ils vont descendre sans prendre de risques physiques. C’est un nouvel outil que nous avons à notre disposition pour aider nos athlètes, et chaque petit coup de pouce compte."

– Retrouvez la version originale sur Mashable.

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