Si Alexandre Astier voulait que le film "Kaamelott" soit produit grâce au financement participatif, il aurait probablement déjà lancé un crowdfunding. Mais ça n'empêche pas les pécores du Royaume de Logres de pousser le roi Arthur à sauter le pas.

D’après nos derniers renseignements, il serait tout à fait possible que le Graal ne soit ni un vase, ni une coupe, ni un récipient, ni une pierre incandescente, mais... un film "Kaamelott". Du moins pour tous les fans qui, à chaque allocution du roi Alexandre Astier, ruent dans les brancards en hurlant "Révolte !" dans l’espoir que ça fasse avancer un peu les choses. Et que nous puissions un jour voir ce film, ou cette série de films.  

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Chers amis fous de "Kaamelott" et amateurs du talent d’Alexandre Astier, nous sommes comme vous. On en a gros, parce qu’on rêve de voir "Kaamelott" au cinéma. Mais on sait aussi qu’il ne sert à rien de pourrir la vie du sieur lyonnais sur les réseaux sociaux, parce que ce fameux film, il a tout aussi envie de le faire que nous de le voir.

Toutefois, cette semaine, il s’est passé quelque chose d’un peu inhabituel. Mardi 2 janvier, Alexandre Astier était invité sur France Inter, dans l’émission Popopop d’Antoine de Caunes, aka le Seigneur Dagonet. Il a notamment abordé la sortie de "L’Antre du Basilic", le 8e tome de la (très, très sympa) série de BD Kaamelott, désormais disponible en librairie.

Mais forcément, ce qui intéressait le plus les fans (et les médias), c’était des nouvelles du film. Alexandre Astier a déclaré : "Il faut le faire comme il faut. Il ne faut pas que ce soit simplement une comédie avec uniquement des vannes à la con. Il faut que ce soit un film avec tout dedans – et tout dedans c'est compliqué. Il est écrit. Simplement, voilà, il faut trouver des sous. Je ne vais pas m'en sortir avec un film d'1h25. Ça ne dépend pas que de moi, vous vous doutez bien que je vais pas faire ça tout seul dans ma cave. Il faut que je trouve un petit plus de sous parce que c'est un film de près de deux heures, c'est compliqué à monter."

DES SOUS. Comme disait ce bon Vénec lorsqu’il négociait la construction d'une cathédrale pour Kaamelott, "on peut faire genre sobre, avec des teintes unies, pierres apparentes... ou alors, on donne dans le plus chaud, tentures colorées, statues de gonzesses à poil…" Visiblement, pour son film, Alexandre Astier est plus chaud pour la deuxième option. Et on le comprend bien.

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Gregory Robert/Facebook/Kaamelott au cinéma

Alors les fans se sont manifestés pour dire que le lancement d'un financement participatif serait sans aucun doute faisable. La communauté des fans de "Kaamelott" est immense, complètement accro, et largement prête à faire péter le pognon pour voir leur Graal devenir réalité. En 2016, la plus importante campagne de crowdfunding en France, pour le nouvel album de "Stupeflip", a réuni 427 972 euros. On peut également citer la série "Noob", qui jouit d'un très grosse fan base, et a réuni près de deux millions d'euros en crowdfunding pour un film et un jeu vidéo.

Avec tous les bouseux du Royaume de Logres, on pourrait faire bien mieux. De là à dire que nous pourrions atteindre 4,5 millions d'euros (le budget moyen d'un film en France), ou plus, en fonction des besoins du sieur Astier ? Honnêtement, nous n'en savons rien. Mais comme les magnifiques personnes dans les tweets plus bas, on est chaud pour participer.

Et la plateforme française Kisskissbankbank est partante :

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