Depuis les années 1990, la franchise "Power Rangers" dans son jus a sans doute pris un coup de vieux. Mais avec ce nouveau film, elle fait le pari salutaire de briser les clichés des super héros et des blockbusters.

Le nouveau reboot des "Power Rangers", qui sortira dans les salles françaises le 5 avril, met en scène un protagoniste qui peut se vanter d’être le premier personnage LBGTQI d’un blockbuster de super héros.

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Selon le Hollywood Reporter, la deuxième moitié du film débute avec une scène où Trini (la Power Ranger jaune, jouée par l’actrice Becky G) se questionne sur sa vie amoureuse. Un personnage suppose alors qu’elle parle de soucis avec "son petit copain", puis réalise qu’en réalité, la jeune femme fait plutôt référence à "sa petite copine".

"C'est OK d'aimer qui l'on veut"

S’exprimant dans les pages du magazine américain, le réalisateur Dean Israelite explique que la scène est "essentielle" pour la trame du film et les sujets qu’il aborde : "Trini se questionne beaucoup et n’a pas encore pris pleinement conscience de son identité. Je pense que ce qui est génial avec cette scène, c'est qu'elle a tout simplement l'air de dire que "c’est OK d'aimer qui l'on veut aimer". C'est un message qui s'adresse à tous les gamins qui regarderont ce film", se réjouit-il.

Les films "Power Rangers" ont parcouru un long chemin depuis les années 1990, quand David Yost (qui jouait le Power Ranger bleu) avait quitté la franchise à cause du harcèlement sexuel qu’il subissait, lié à son homosexualité. "Ils sont vraiment montés au créneau", explique l’acteur. Il poursuit : "Je pense que beaucoup de gens dans la communauté LGBTQI vont être heureux de cette représentation."

Encore du chemin à faire

Le cinéma mainstream et les blockbusters ont récemment commencé à faire de petits pas en direction de la communauté LGBTQI. L’année dernière, le film "Star Trek : Sans limites"  et "Independence Day : Résurgence" ont tous les deux mis en scène des personnes gays. Dans "La Belle et la Bête", en salle le 22 mars en France, Disney mettra également en scène son premier personnage ouvertement homosexuel, le dénommé Le Fou, interprété par Josh Gad.

Mais c’est un long chemin vers l’ouverture aux communautés LGBTQI qui attend Hollywood, encore loin d’être un exemple en la matière. Pour preuve : le simple fait qu’un personnage féminin mentionne une "petite amie" fait déjà beaucoup de bruit outre-Atlantique – preuve que l'on est encore loin de la banalisation de toutes les orientations sexuelles. Espérons que ce petit pas en avant en encouragera d’autres.  

– Adapté par Benjamin Bruel. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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